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Le parage d’un cheval revient toutes les six semaines : pourquoi ça compte

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Un cheval qui vit au pré, sans ferrure ni sortie intensive, a quand même besoin d’un suivi régulier du pied : la corne pousse en permanence, et un parage négligé déséquilibre l’appui bien avant qu’un problème visible n’apparaisse dans la démarche quotidienne de l’animal.

Le parage, un rendez-vous toutes les six semaines

Le maréchal-ferrant ou le pareur intervient en moyenne toutes les six semaines, un rythme qui suit la vitesse de pousse naturelle de la corne. Un intervalle trop long entraîne un déséquilibre du pied, des surcharges sur certaines zones et, à terme, des douleurs articulaires qui se répercutent sur l’ensemble de l’appareil locomoteur. Ce suivi reste nécessaire même pour un cheval non ferré, uniquement travaillé sur terrain souple : l’absence de fer ne dispense jamais du parage, qui rectifie la forme du pied indépendamment de la protection qu’offre ou non une ferrure. Repousser ce rendez-vous de quelques semaines, faute de temps ou par habitude, produit rarement un dégât immédiat visible à l’œil nu, ce qui explique pourquoi ce suivi reste l’un des plus négligés parmi les soins réguliers d’un cheval au pré, loin derrière la vaccination ou le vermifuge, pourtant moins déterminants sur le confort quotidien de l’animal.

L’abri, l’abreuvoir hors gel et le foin

Un cheval au pré a besoin d’un abri contre le vent et les intempéries, même sommaire, ainsi que d’un abreuvoir qui ne gèle pas en hiver, condition trop souvent négligée dans les prés isolés. Le foin complète l’herbe disponible dès que celle-ci devient insuffisante en qualité ou en quantité, notamment en fin d’été ou en plein hiver. La couverture reste une décision au cas par cas, selon la race, l’épaisseur du poil d’hiver et l’âge de l’animal : un cheval robuste et bien acclimaté n’en a généralement pas besoin, tandis qu’un cheval âgé ou tondu peut en tirer un vrai bénéfice contre le froid. Une couverture mal ajustée ou laissée en permanence sans contrôle peut en revanche frotter et blesser la peau, ce qui impose de la retirer régulièrement pour vérifier l’état du dos et des épaules, quelle que soit la saison.

La fourbure de printemps, un risque lié à l’herbe jeune

La fourbure, une inflammation douloureuse du pied, survient plus fréquemment au printemps, quand l’herbe jeune concentre des sucres en quantité élevée. Un cheval qui accède sans limite à un pré très riche à cette période s’expose à ce risque, en particulier s’il présente déjà un surpoids ou une sensibilité métabolique connue. Limiter le temps de pâturage lors des poussées d’herbe printanières, ou introduire l’accès au pré progressivement après l’hiver plutôt qu’en une seule fois, réduit sensiblement ce risque. Un accès restreint quelques heures par jour durant les premières semaines, avec du foin en complément pour éviter une faim excessive, laisse au système digestif le temps de s’adapter à la richesse retrouvée de l’herbe. Le parage régulier permet aussi de repérer plus tôt des signes précoces de sensibilité du pied, avant qu’une fourbure ne s’installe pleinement. Un foyer qui partage sa vie entre chevaux et chiens gagnera à consulter notre rubrique consacrée au quotidien avec un chien, dont plusieurs repères de suivi vétérinaire se recoupent.

Six semaines, un rendez-vous simple à tenir, mais déterminant pour l’équilibre général d’un cheval, bien avant tout signe visible de gêne dans sa démarche ou son comportement au travail.


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